Interview : des nouvelles de...Gilberto Simoni

Interview : des nouvelles de...Gilberto Simoni

crédit photo : Frank Steele

 

Bonjour Gilberto, peux-tu tout d'abord nous dire ce que tu fais depuis que tu as pris ta retraite sportive ?

 

C'est une question usuelle pour un sportif qui change de vie après sa carrière et je n'ai pas de réponse. J'ai des réponses, car il n'y a pas un jour qui est égal à l'autre. En tout cas, je travaille puisque j'ai ma propre agence immobilière, et concernant le cyclisme, il ne me reste qu'une chose qui me lie à ce sport, l'envie de continuer à voyager avec mon vélo.

 

Suis-tu toujours un peu le cyclisme ? Si oui, que penses-tu de Fabio Aru qui semble être ton successeur en tant que grimpeur italien ?

 

Fabio Aru est vraiment un jeune garçon avec beaucoup d'envie de bien faire et plein d'enthousiasme pour ce sport. Je crois c'est mon adversaire virtuel si l'on peut dire en tant que grimpeur.

 

Que penses tu par ailleurs du cyclisme de maintenant, est-il différent de celui du début des années 2000 ?

 

Dans le cyclisme, il y a environ un changement tous les dix ans, et j'ai eu la chance d'en voir plusieurs. Quoiqu'il en soit, je donnerais toutes mes victoires pour pouvoir courir le cyclisme d'aujourd'hui.

 

Quels ont été tes plus grands rivaux ?

 

C'est une question compliquée. J'ai couru avec de grands coureurs comme Indurain, Bugno, Chiappucci, Armstrong, Ullrich, Pantani..ou encore Contador, Nibali, Cancellara et Wiggins : ce sont vraiment des générations différentes, et des adversaires différents.

 

Y avait t-il des coureurs que tu n'appréciais pas ?

 

Les coureurs qui ne me plaisent pas, ce sont ceux qui ont abîmé ce sport avec leurs condamnations pour dopage, c'est avec ce genre de coureurs que j'ai eu des accrochages durant ma carrière.

 

Lors de ta carrière tu as remporté de nombreux grands succès dont 2 Tour d'Italie, est-ce là ton meilleur souvenir, ces victoires ?

 

J'ai gagné des courses que je rêvais de gagner quand j'étais enfant, comme le tour d'Italie...Je pense d'ailleurs que c'est le premier Giro qui a été le plus difficile à gagner parce que jusqu'au dernier mètre il semblait inaccessible...

 

A contrario, quel est le pire souvenir de ta carrière ?

 

J'ai eu beaucoup de moments difficiles dans ma carrière, trop pour vouloir m'en souvenir, et presque rien n'est arrivé par ma faute. Mais c'est trop simple à dire et trop difficile à expliquer et comprendre.

 

Tu aurais pu remporter d'autres fois le Giro, notamment en 2006, ou cela avait été compliqué avec Ivan Basso, les rapports se sont-ils améliorés entre vous depuis ?

 

Ce moment fait partie de ceux qui ont été difficiles. J'ai été raillé car tous croyaient en Basso, même si le jour d'après, il a été disqualifié pour 2 ans, mais moi je suis resté le sot simplement. En tout cas ce que je peux dire, c'est que ce Giro, je ne l'ai pas gagné, mais je ne l'ai pas perdu non plus.
 

En 2008-2009, cela a été plus difficile avec l'équipe Androni où tu n'as pas gagné beaucoup de courses, que retiens-tu de cette expérience ?

 

Les années en Espagne avec la Saunier Duval et puis avec Androni ont été de très belles années. Avec les Espagnols j'ai redécouvert la passion pour le cyclisme et l'amitié entre camarades d'équipe. J'ai également découvert le VTT, discipline où j'ai gagné un titre. Quant à Androni il y avait la familiarité d'une équipe qui donnait le maximum d'enthousiasme à chaque course.

 

Pour finir cette interview, est-ce que l'on a une chance de te revoir dans le cyclisme ? En tant que directeur sportif ou autres ?

 

Je ne pense pas revenir dans ce milieu...Je suis redevenu un simple amateur de ce sport et consommateur des émotions qu'il peut nous offrir.

Merci pour cette interview.

 

 

Merci à Gibo pour sa gentillesse et disponibilité...

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