[Chronique] Pourquoi j'aime le Tour de France (par On3)

[Chronique] Pourquoi j'aime le Tour de France (par On3)

Le Tour comme pour beaucoup de "petits Français", c'est d'abord une histoire de famille.

On imagine assez facilement un petit Brésilien baigner dans la culture du football, par l'entremise de la famille, dès son plus jeune âge. Il en va finalement de même pour le Tour en France. J'ai découvert le Tour parce que, même sans être dans une famille de passionnés, il semblait normal pour tout le monde d'allumer la télé pour suivre la fin de la retransmission après un bon repas dominical, et éventuellement avant d'aller faire des activités extérieures dès qu'il ferait un peu moins chaud.

Le Tour, c'est également des après-midis devant la télé en vacances d'été chez les grands-parents. Mon grand-père se défend d'être un fan du Tour (il a toujours préféré le football), pourtant je n'ai pas le souvenir de l'avoir vu intentionnellement rater une étape de celui-ci. Et c'est par son entremise que j'ai donc découvert les grandes histoires et les drames qui se déroulent chaque été, pendant 3 semaines, sur les routes du Tour.

Le Tour, ce sont aussi des "voix" pour le commenter. J'ai découvert celui-ci à l'époque Patrick Chêne - Bernard Thévenet, Jean-Paul Ollivier et Jean-René Godart sur les motos. Et il faut dire que leur capacité à nous faire vivre l'instant a sûrement joué dans mon intérêt grandissant pour le cyclisme.
Au-delà de ça, de nombreux autres éléments sont réunis pour en faire une grande fête populaire. Le Tour tombe ainsi en plein mois de Juillet, premier mois de vacances scolaires, également synonyme de congés payés pour bon nombre de Français. Ainsi, on passera une partie de son été et de son temps libre à regarder les coureurs pédaler à la télé, ou encore mieux, on ira carrément les encourager sur le bord des routes.

La caravane constitue, à elle seule, une bonne raison de faire 50 km pour aller voir les coureurs passer quand le Tour fait escale dans sa région. Cela vient contre-balancer un peu le temps (beaucoup trop court !) que mettra le peloton à filer devant vos yeux de gamin ébahi quand vous venez encourager les coureurs sur une étape toute plate.

Ainsi, il y a la "légende" et la nostalgie que déclenche forcément l'approche du Tour. Celles-ci ont parfois fort à faire devant un scénario trop aseptisé (les enjeux financiers et sportifs étant tellement énormes que beaucoup adoptent des tactiques très conservatrices et défensives) et/ou sans cesse dominé par le même coureur/équipe.

C'est un peu la contre-partie du Tour, on est rarement autant déçu que par ce que l'on chérit vraiment. Il en va ainsi du Tour, censé consacrer le meilleur coureur (de GT) de l'année. L'attente est souvent tellement forte pour le téléspectateur lambda (qui ne peut s'empêcher de voir cette course avec ses yeux d'enfant) que la montagne accouche souvent ... d'une souris.

Malgré ça, je crois pouvoir dire que j'aime sincèrement le Tour de France, pour le grand événement populaire qu'il représente.

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